Pour la
première fois depuis notre arrivée au Chili, nous sortons nos blousons de
pluie. Un petit crachin qui mouille, nous rappelle notre Bretagne.
C’est une petite station balnéaire sur les bords du lac LLanquihue, ville qui est née de l’arrivée des colons allemands au milieu du 19ème siècle. L’architecture est très européenne.
Puis direction Puerto Montt, qui n’a été relié au reste du pays par le rail, qu’en 1912, devenant ainsi la porte d’accès au grand Sud.
Briefing. Nous décidons une traversée (30 mn) vers l’île de Chiloé dans la soirée, pour profiter de l’île jusqu’à dimanche. Les bacs fonctionnent 24h/24 !
Nous montons le bivouac, sur une plage qui nous fait tous penser, vue, odeur, ouïe, à la baie de Pen Bé, sous un magnifique coucher de soleil.
Petite leçon de géographie :
« Longue de 200 km et large de
50km, l‘Isla Grande de Chiloé a toujours occupé une place à part au Chili, par
son isolement et sa spécificité géographique, historique et culturelle.
C’est la plus grande des îles
d’Amérique du Sud, après le Tierra del Fuego.
Tout au long d’une période de
plusieurs milliers d’années, 2 plaques tectoniques géantes se sont télescopées,
donnant naissance aux grands volcans de la région. Durant leur phase de plus
forte expansion, les glaciers sont descendus jusqu’au Valle Central, se frayant
un passage à travers la Cordillère côtière et enfonçant la vallée sous le
niveau de la mer.
Lorsque les glaciers ont commencé à
reculer, l’Océan s’est engouffré dans les failles ouvertes au Nord et au Sud de
l’actuelle grande île, créant la mer intérieure qui sépare aujourd’hui Chiloé
du continent et transformant l’ancienne chaîne côtière, en la série d’iles qui
composent l’archipel.
Vers le centre de l’île, l’altitude
ne dépasse pas le niveau de la mer et bien des Chilotes craignent aujourd’hui
que leur île ne soit un jour coupée en deux. »
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