mardi 29 mars 2016

Dimanche 27 mars


Après une nuit pratiquement blanche sur le parking du port, lieu de rendez-vous des loubards d’Ushuaia qui font des courses de voitures en faisant hurler leur moteur et leur radio une partie de la nuit, puis les grévistes qui prennent le relais dès 5 heures en tapant sur des tambours et en jouant des klaxons, Stef et moi, nous levons très tôt et nous partons arpenter les rues d’Ushuaia.




Charlotte et Xavier que nous avons rencontrés sur le bateau et que nous croisons régulièrement.


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  • Musée Yamana, ce musée a pour vocation de sensibiliser le visiteur aux cultures aborigènes de la terre de Feu. Il présente les 4 peuples autochtones les Onas, les Haush, les Yamana et les Alakalufs.

 

 
Puis après une petite balade en centre-ville, nous allons visiter





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Musée maritime et del Presidio.

 

 

La visite débute par la salle del museo maritine qui retrace l’histoire de la terre de Feu et l’évolution de la construction navale au cours des 5 derniers siècles à travers une collection de maquettes réalisés par le modélisme Miron Gonik.

Une exposition est dédiée aux pingouins et manchots et à la faune australe.

Le musée du Presidio raconte l’histoire du bagne et chaque cellule abritent des petites expositions ayant des thématiques différentes :

l’organisation de la vie en prison, la préfecture navale, l’aviation, les prisons du monde, le pénitencier, la police…


Une collection de documents, gravures, peintures, photographies relatant l’histoire d’Ushuaia.

« Lorsque les prisonniers de l’Isla de los Estados furent transférés à Ushuaia en 1906, on entama la construction de la prison nationale, achevée en 1920. Conçue pour détenir 380 prisonniers, elle en accueillit 800 à sa période la plus active. La construction de l’édifice est réalisée par les bagnards . Elle se compose de 5 pavillons disposés en étoile autour d’une rotonde centrale. Disposant chacun 76 cellules individuelles. Abandonnée en 1947, la prison est occupée par la base navale aujourd’hui elle est transformée en musée. »

A la sortie du musée, nous trouvons Jean-Michel, Dominique et marc qui y entrent.

Nous soupons ensemble autour d’une soupe de crabe puis d’un plat de crabe à la crème. Très bon et très bien cuisiné.







Nous partons ensemble dormir dans le parc national de Tierra del Fuego au bord du rio Lapataia.

 

 

 

Samedi 26 mars.


Ce matin, préparatifs en douceur.

Douche chaude que l’on a attendue avec patience. Le propriétaire du camping nous a allumé son chauffe-eau dans sa salle de bain personnel !

Pleins d’eau pour permettre les futurs bivouacs en autonomie.

Il est presque midi quand nous prenons la route.

Nous nous arrêtons à la Panaderia « La Union » qui constitue le cœur de la ville où les gens se ruent pour acheter des sacs de pâtisseries et remplir leurs thermostats d’eau chaude pour le maté (boisson national). Nous y mangeons nos premiers empaladas argentins et nous adhérons à la tradition locale en achetant nos premières pâtisseries depuis notre départ. Et Pâques oblige, nous craquons pour des chocolats.

 
Voilà, il est l’heure d’aller se poser devant les barricades d’Ushuaia.

En route, nous faisons quelques films et photos d’une course de quads et de moto-cross avec des passages impressionnants qui n’ont pas l’air de faire peur aux concurrents. C’est une course annuelle de 150 km le long de la ruta 3.

A l’entrée d’Ushuaia, l’attente commence. Chacun vaque à ses occupations :

 
 



Jeff répare son micro de C.B qui ne fonctionne plus,

 
 
 




Fanfan dessine,

 
 
 


Stef travaille son espagnol

 
 




et moi, je prépare mes articles pour le blog.         

 

 Puis nous sortons notre table et nous jouons à la belote.
Nous soupons vers 19h30 toujours au milieu de la route. Les policiers nous ont dit que le barrage serait levé vers 20 heures.

 
 

Il faudra attendre 21 h pour pouvoir enfin entrer dans la ville. Notre attente aura duré 6 heures...
 
 


Petite leçon de géographie physique :

«  L’Argentine a une superficie 5 fois plus grande que celle de la France. C’est un pays relativement peu peuplé caractérisé par d’immenses zones inoccupées, espaces sauvages et intacts.

Sa capitale Buenos Aires est l’une des plus grandes d’Amérique du Sud, 2 fois plus étendu que Paris.

Ses latitudes extrêmes (21 ° au nord, 55° au Sud) et ses différences d’altitude (6959m à l’Aconcagua et -105m à la laguna del Cordon, en Patagonie le point le plus bas d l’hémisphère Sud) entraînent une incroyables diversité de climats et de paysages. »

Ce que nous nous avons hâte de découvrir…

Vendredi 25 Mars


Nous prenons le bac à 9h30. Il fait un soleil radieux mais 5 petits degrés. Pas bien chaud pour vivre dehors…



 
 

 
Nous traversons le canal de Magellan pour rejoindre San Sebastian où nous passerons en Argentine.

 
 
 


Nous dépensons nos derniers pesos chiliens dans une station d’essence au milieu de nulle part.

Exploitation de gaz. Cuves de pétrole. Quelques photos pour Ronan,

 
        et pour Seb
 
 
 

Traversée de la pampa. Pas un arbre à droite, pas un arbre à gauche. Une terre aride fouettée par les vents.


Le paradis des moutons, des guanacos et des  renards gris.

 
Même Titlouve s’ennuie et décide de prolonger sa nuit.

 

Moi, je travaille mon espagnol avec Mosalingua , j’avance ma couverture pour la banquette arrière, j’essaie de faire des beaux sons à l’harmonica (c’est drôlement compliqué, Vincent)…

Après avoir été « boulaillés » dans tous le sens, sur une mauvaise piste, (sur laquelle certains camionneurs roulent  comme des fous) pendant 53 km, nous arrivons à la frontière chilienne à 13h48.  
Le soleil brille toujours et il fait 18°. Sortie de douane 14h12.

On nous apprend que la route d’Ushuaia est fermée pour cause de grève depuis 24 jours !!

Après 16 km de no man’s land, nous sommes à la frontière d’Argentine à 14h27.

14h50, papiers en règle nous prenons la direction d’Ushuaia.

Soit 1 heure et 2 mn de formalités et de transfert d’une douane à l’autre. Super record.

Sur la route, 2 barrages de police pour nous avertir des mouvements de grève…

 
 
Un petit arrêt à la banque de Rio Grande, pour avoir de pesos argentins en poche.

Nous nous arrêtons pour la nuit, dans un camping, près du lac Fagnano à Tolhuin. Ce nom vient du mot Selk’man signifiant « comme un cœur » qui se trouve effectivement au cœur de la Terre de Feu. Avec le prix d’un emplacement, nous avons droit à une brouette de bois !

Nous mangerons donc dehors, ce soir, malgré la petite dizaine de degrés, près d’un feu de camp. Stef et moi, prolongerons la soirée avec un café et une tisane, les pieds dans le feu, la tête dans les étoiles.