« Inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco, la cité coloniale est établie à 4090 m d’altitude. Dominée par la masse laborieuse de la mine du cerro Rico, elle s’étend sur une colline que chevauchent des ruelles parfois pavées et révèle au hasard des rues de superbes points de vue.
Le centre historique abrite une
étonnante concentration d’églises coloniales. Mais elle est aussi le témoignage
de l’histoire humaine. Grisaille, chantiers et tristes quartiers ouvriers
ceinturent cette ville historique, symbole du pillage des ressources par la
colonisation, qui fut au cœur de l’enrichissement de l’Espagne coloniale.
La mine de Potosi, le cerro Rico est
encore en activité aujourd’hui et ne tarit pas de ressources, car si les filons
d’argent se font rares, l’étain, le fer et le zinc abondent. Près de 6000
hommes trime encore dans les entrailles de cette mine gargantuesques qui reste
une des rares ressources de revenus pour le gens de la région. »
Nous montons ensuite jusqu'au clocher pour une vue panoramique sur la ville.
Puis nous allons visiter l’église de San Lorenzo. Le bâtiment présente l’une des plus fascinantes façades qui soient.
« Style indigène d’une
exubérance totale, proposant un joyeux mélange d’éléments appartenant aux
cultes indigènes et catholiques, avec même des
joueurs de charango. »
joueurs de charango. »
« Il s’agit d’un couvent de l’ordre
des Carmélites construit entre 1685 à 1692, entièrement restaurée. Il accueille
encore une dizaine de sœurs libres et volontaires.
Seuls les nobles et les plus riches familles espagnoles pouvaient envoyer leur fille - la seconde uniquement – dans cette prison dorée. Et pour cause : la dot des nouvelles venues s’élèveraient aujourd’hui à quelques 6000 dollars !
Ainsi l’endroit est somptueux, car
décoré des tableaux des meilleurs peintres baroques de l’époque, fournis par
ceux qui ne pouvaient pas payer la totalité de la dot en espèces.
A l’époque, ces œuvres n’étaient pas
exposées mais gardées sous clé, les sœurs ayant fait vœu de pauvreté. Elles devaient
donc travailler pour subvenir à leurs besoins hosties, pâtisseries…) aidées en
cela par les 2 domestiques qu’on emprisonnait à vie à chaque nouvelle entrante.
Nous visitons
ensuite l’église au plafond mudéjar, un chœur et de la feuille d’or partout.
« Les sœurs assistaient à la
messe dans une salle attenante, derrière un lourd rideau les séparant du regard
des autres fidèles. Elles recevaient la communion par une petite fenêtre qui ne
laissait voir que leur bouche.
Sous leurs pieds étaient enterrées
leurs ainées, le corps couvert de chaux vive pour laisser la place aux
suivantes… »
La pièce est décorée de tableaux
représentant la passion du Christ. C’est un conquistador espagnol qui pique le cœur
du Christ. Dans les peintures de cette pièce, tous les bourreaux du Christ sont
des espagnols !
Dans la
cour, se trouve le plus vieux pommier de Bolivie (environ 350 ans).
Des
centaines de tableaux de l’école de Cuzco et de Potosi, les robes des jeunes
filles qui entraient au couvent… Un vrai trésor dans un musée privé appartenant
au couvent des carmélites.
Quelle n’est
pas notre surprise d’arriver avant que notre sac soit rempli. Notre linge est
mélangé à tout un tas d’autres linges et la petite dame prend les vêtements un
par un et les met dans des casiers. On surveille notre casier et on s’aperçoit
qu’elle ne se trompe pas. Nous sommes intrigués, comment fait-elle pour
reconnaître les affaires de chacun. Nous lui demandons et elle nous montre que sur
chaque vêtement, il y a un petit bout de laine de cousu ! Astucieux. Par
contre je ne sais pas combien de temps ils mettent à coudre tous ces repères.
Bonjour à tous 4 ,
RépondreSupprimerJe reprends le feuilleton ,les photos toujours aussi belles et les commentaires intéressants ...mais on sent le changement de pays de société ....la nature est belle ,plus aride et les conditions de vie à 4000m plus difficiles ....bonne continuation à cette belle aventure ....bises. MIreille
salut à vous quatre . Le paysage a changé, il est très particulier mais tout aussi beau que l'Argentine. les vêtements sont très colorés. Je souhaite un bon anniversaire à Jean-François et plein de bonnes choses. Biz à tous.
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