mercredi 8 juin 2016

Mardi 31 mai.



 
Potosi.
« Inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco, la cité coloniale est établie à 4090 m d’altitude. Dominée par la masse laborieuse de la mine du cerro Rico, elle s’étend sur une colline que chevauchent  des ruelles parfois pavées et révèle au hasard des rues de superbes points de vue.

Potosi fut une ville où la richesse de certains faisait partie du quotidien. Le mot « baroque » y a alors pris toute sa splendeur.

Le centre historique abrite une étonnante concentration d’églises coloniales. Mais elle est aussi le témoignage de l’histoire humaine. Grisaille, chantiers et tristes quartiers ouvriers ceinturent cette ville historique, symbole du pillage des ressources par la colonisation, qui fut au cœur de l’enrichissement de l’Espagne coloniale.

La mine de Potosi, le cerro Rico est encore en activité aujourd’hui et ne tarit pas de ressources, car si les filons d’argent se font rares, l’étain, le fer et le zinc abondent. Près de 6000 hommes trime encore dans les entrailles de cette mine gargantuesques qui reste une des rares ressources de revenus pour le gens de la région. »














Visite de la cathédrale puis nous montons sur le clocher pour une vue panoramique sur la ville.

«  Construite au début du XIX ème siècle  sur les ruines d’une première église qui s’était effondrée à cause de la pluie, elle bénéficie d’une restaurations réalisée à l’aide de pigments naturels du cerro. C‘est l’un des plus beaux exemples d’architecture néoclassique en Bolivie. On y trouve un autel néoclassique et des éléments baroques. Dans la crypte reposent des nobles espagnols et l’ l’étage un orgue qui fonctionnait à vapeur. »


 


 
Nous montons ensuite jusqu'au clocher pour une vue panoramique sur la ville.
 
 












Puis nous allons visiter l’église de San Lorenzo. Le bâtiment présente l’une des plus fascinantes façades qui soient.

« Style indigène d’une exubérance totale, proposant un joyeux mélange d’éléments appartenant aux cultes indigènes et catholiques, avec même des
joueurs de charango. »

Une visite guidée très instructive en français, avec un autre couple de voyageurs français et leurs 2 enfants de 9 et 5 ans. Et une autre montée au clocher pour
revoir la ville du haut.

 


 
 Balade dans les rues.



 
 Après nos empanadas quotidiens, sieste pour Stef et Jeff (la première du voyage !) pendant que je profite du Wifi de l’hôtel pour avancer un peu le blog et que Fanfan fait ses comptes.






Nous nous retrouvons vers 16 h pour aller visiter le couvent Santa Teresa. Un véritable bijou, super bien entretenu par les 6 sœurs qui restent et super bien mis en valeur.

Une autre guide en français nous raconte l’histoire du couvent, des peintures … Passionnant.

« Il s’agit d’un couvent de l’ordre des Carmélites construit entre 1685 à 1692, entièrement restaurée. Il accueille encore une dizaine de sœurs libres et volontaires. 
Autrefois, en revanche, les filles entraient au couvent à l’âge de 15 ans et n’en ressortaient plus de leur vivant, une règle qui ne fut supprimée qu’en 1972…
Seuls les nobles et les plus riches familles espagnoles pouvaient envoyer leur fille - la seconde uniquement – dans cette prison dorée. Et pour cause : la dot des nouvelles venues s’élèveraient aujourd’hui à quelques 6000 dollars !

Ainsi l’endroit est somptueux, car décoré des tableaux des meilleurs peintres baroques de l’époque, fournis par ceux qui ne pouvaient pas payer la totalité de la dot en espèces.

A l’époque, ces œuvres n’étaient pas exposées mais gardées sous clé, les sœurs ayant fait vœu de pauvreté. Elles devaient donc travailler pour subvenir à leurs besoins hosties, pâtisseries…) aidées en cela par les 2 domestiques qu’on emprisonnait à vie à chaque nouvelle entrante.

Nous visitons ensuite l’église au plafond mudéjar, un chœur et de la feuille d’or partout.

« Les sœurs assistaient à la messe dans une salle attenante, derrière un lourd rideau les séparant du regard des autres fidèles. Elles recevaient la communion par une petite fenêtre qui ne laissait voir que leur bouche.

Sous leurs pieds étaient enterrées leurs ainées, le corps couvert de chaux vive pour laisser la place aux suivantes… »

Dans la salle à manger, un crâne humain dominait les repas « pour rappeler aux sœurs qu’elles ne sont que poussière. Celles-ci pouvaient converser 1 heure après les repas à condition de faire autre chose en même temps.

La pièce est décorée de tableaux représentant la passion du Christ. C’est un conquistador espagnol qui pique le cœur du Christ. Dans les peintures de cette pièce, tous les bourreaux du Christ sont des espagnols ! 

Et enfin le parloir qui résume à lui seul l’austérité de la vie des carmélites : les interlocuteurs pouvaient s’entendre, mais pas se voir ni se toucher »

Dans la cour, se trouve le plus vieux pommier de Bolivie (environ 350 ans).

Des centaines de tableaux de l’école de Cuzco et de Potosi, les robes des jeunes filles qui entraient au couvent… Un vrai trésor dans un musée privé appartenant au couvent des carmélites.



Puis café sur la place du 10 de Noviembre. Délicieux churros au dulce de leche.






On file chercher notre linge.

Quelle n’est pas notre surprise d’arriver avant que notre sac soit rempli. Notre linge est mélangé à tout un tas d’autres linges et la petite dame prend les vêtements un par un et les met dans des casiers. On surveille notre casier et on s’aperçoit qu’elle ne se trompe pas. Nous sommes intrigués, comment fait-elle pour reconnaître les affaires de chacun. Nous lui demandons et elle nous montre que sur chaque vêtement, il y a un petit bout de laine de cousu ! Astucieux. Par contre je ne sais pas combien de temps ils mettent à coudre tous ces repères.



 

 

2 commentaires:

  1. Bonjour à tous 4 ,
    Je reprends le feuilleton ,les photos toujours aussi belles et les commentaires intéressants ...mais on sent le changement de pays de société ....la nature est belle ,plus aride et les conditions de vie à 4000m plus difficiles ....bonne continuation à cette belle aventure ....bises. MIreille

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  2. salut à vous quatre . Le paysage a changé, il est très particulier mais tout aussi beau que l'Argentine. les vêtements sont très colorés. Je souhaite un bon anniversaire à Jean-François et plein de bonnes choses. Biz à tous.

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