mercredi 22 juin 2016

Jeudi 9 juin.


Bon anniversaire Jeff.
Le lac Titicaca : « La mythologie inca y situe l’origine de la civilisation. Viracocha, le dieu créateur, y fit émerger la Lune, le Soleil et les étoiles. Manco Capac, descendant du dieu Soleil, sorti des eaux du lac avec sa sœur Mama Oello, dirigea sa tribu vers le nord et fonda Cusco, future capitale de l’empire.

En langue aymara, titikaka signifie « rocher du puma » en référence à un rocher de l’île du Soleil.

Situé 3810 m d’altitude, le Titicaca est le plus haut lac navigable du monde. Il mesure 200 km de long pour environ 8400 km² (soit 15 fois le lac Léman) partagés à 55% par le Pérou et 45% par la Bolivie. Sa température moyenne est de 9°.

(Situation problème : calculer sa largeur ? Il me semble avoir déjà donné un problème similaire au Chili sans avoir reçu de réponse. Où sont passés les mathématiciens ? )

D’un point de vue géologique, le Titicaca, situé au centre de l’Altiplano, est le vestige d’une immense lagune portée en altitude par l’émergence des Andes. La luminosité est exceptionnelle, ses eaux froides se parent d’un bleu profond, réfléchissant le ciel de l’Altiplano. »

A 7h30, comme prévu, un collectivo vient nous chercher pour descendre sur le port où nous retrouvons le guide qui va nous accompagner pendant  2 jours.

Après une heure de navigation, nous nous arrêtons aux îles flottantes des Uros.
« communément appelées ainsi en référence au peuple qui y vivait jusqu’à la moitié du XXème siècle.

2500 personnes résident aujourd’hui sur 63 îles constituées d’une couche de roseaux de 3m d’épaisseur. »


Etrange impression lorsque l’on met les pieds sur ces
radeaux spongieux, ancrés à des poteaux d’eucalyptus pour éviter qu’ils ne dérivent avec les vents. C’est drôle de marcher sur ce tapis ouaté et très agréable de s’y allonger. Ce que je ne manque pas de faire.

" Une île flottante a une durée de vie d’environ 50 à 60 ans. Le roseau qui occupe une place importante dans la vie des Uros, sert aussi à fabriquer les maisonnettes, les meubles et les barques. Il protège les îles contre les vagues de la tempête. La partie blanche des roseaux est comestible. (Ce que mes compagnons de voyage vont goûter. Pour ma part, je m’abstiens mes intestins étant encore bien fragiles.) Les insulaires subsistent grâce à la pêche, à la production de canards et d’œufs, vendus sur les marchés, et désormais grâce aux touristes auxquels ils vendent des objets artisanaux. Ils boivent l’eau du lac filtrée et s’éclairent à la bougie ou à l’aide de panneaux solaires.









L'envers du décor...    


             Pas beaucoup d'étagère pour ranger ses affaires !


 
A l’origine, les îles Uros se trouvaient plutôt du côté bolivien. Le peuple Uros s’y installa pour échapper aux Incas, bien plus puissants. La baisse du niveau de l’eau dans le lac entraîna un déplacement des bancs de poissons dont ils se nourrissaient les obligeant à migrer vers l’ouest. Leur arrimage à 5 km de Puno est très récent. C’est l’ancien président Fujimori qui les incita à faire ce voyage afin de s’ouvrir au tourisme. »


 



Après une heure d’arrêt, nous reprenons le bateau pour 2 heures de navigation qui vont nous conduire sur l’île Amantani.




Nous y sommes accueillis par les habitants chez qui nous allons loger, Aurore, Damien et leur fils Eddy.
 






A tour de rôle, chacune des 9 communautés héberge des tourismes pour la nuit. Accueil très chaleureux.

Nous nous installons dans 2 belles chambres bien lumineuses avec vue sur la mer. Puis nous allons manger une soupe de quinoa/légumes, succulente, des pommes de terre, élément de base de leur alimentation ( une pensée pour nos amis ch'timi Nadine et Daniel) essentiellement végétarienne et une tisane de munia, une herbe qui aide à digérer et à respirer en altitude, préparés par la maîtresse de maison. Nous sommes royalement installés sur la table de la cuisine pendant qu’eux mangent à côté sur une sorte de buffet ! Nous leur demandons de se joindre à nous, ce qu’ils refusent pour ce midi. Ce soir, nous disent-ils. La vaisselle est mise à sécher sur la table de la pièce. On la retrouvera ce soir.

Après une petite heure de repos, nous rejoignons le place du village où nous attend notre guide pour monter voir les temples de Pachamama (Terre-mère) et de Pachatata (Terre-père). Les paysages sont magnifiques et les femmes très belles dans leurs habits traditionnels. "Ici la couleur des jupes détermine l'appartenance à l'une des 9 communautés de l'île."

 





Ca grimpe dur. Nous ne pourrons nous rendre dans les 2 temples. Nous choisissons celui de Pachatata car la nuit tombe vers 17 heures par ici.












Nous nous arrêtons observer un couple qui écrase avec leurs pieds des pommes de terre. Nous leur demandons pourquoi, ils font cela.  
 
 
"  Nous écrasons les pommes de terre pour qu’elles rendent leur jus à la terre. Elles sont donc mouillées et vont geler cette nuit. La température, la nuit, peut descendre jusqu’à moins 10° . (Nous sommes à 4000m d'altitude). Puis nous les faisons  sécher au soleil, 25° dans la journée en cette saison (fin de l'automne). Une fois déshydratées, elles pourront se conserver plusieurs années. Il suffit ensuite de les replonger dans l’eau chaude pour qu’elles soient utilisables."






 

 




 

Il fait nuit quand nous redescendons. Il est 17 h30.







Retour à la maison de nos hôtes pour le souper :
Soupe de quinoa
Spaghettis avec une sauce excellente



Et petits gâteaux secs (les seuls que nous ayons trouvé sur l'île) pour faire souffler à Jeff la bougie de son anniversaire.


 
Après le repas que nous avons pris tous ensemble, nous revêtons les habits de l'ile










pour aller danser au son d'une flûte de pan, d'une flûte, de percussions, d'une guitare et d'un charango.






Une soirée mémorable.








Bon anniversaire Jeff.








A 21h30 nous rejoignons notre lit. Sanitaire au fond du jardin avec un tonneau d'eau pour le nettoyage.


 
 

 

 

 


 
 
 

2 commentaires:

  1. Merci d'avoir pensé aux chtis devant les pommes de terre....Mais pour la purée écrasée avec les pieds...je vais attendre un peu!!!J'ai un robot qui fait ça très bien.Bisous

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  2. Bon anniversaire à Jean-François mais aussi à Mamy et à Paolo (le tout à retardement...)
    Pour être sûre de ne pas rater celui de Stéphane, je dis tout de suite : BON ANNIVERSAIRE, Stéphane !
    Pour ce qui est de la largeur du lac, je ne sais que répondre : il est vraiment rectangulaire ??? Si oui, je tenterai une réponse.

    Bises nantaises,

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