jeudi 30 juin 2016

Lundi 13 juin.

 
 
 
 
Marché.

Françoise va nous préparer du poulet aux oranges. Il y avait longtemps que nous n'en avions pas mangé, toujours aussi bon.





Visite du monasterio de Santa Catalina.


Une visite surprenante avec un guide qui parle français, un vrai plus ici. Une ville dans la ville. Magnifique.





« Cet immense couvent dominicain, véritable ville avec ses ruelles, ses placettes, ces cellules privatives (de véritables maisons avec servantes et tutti quanti), et ses nombreux cloîtres, a été fondé en 1579 par une riche veuve.

Durant 4 siècles, quelques 170 nonnes et leurs 300 servantes y vécurent à l’abri de tous les regards. Les religieuses, cadettes (pas le choix pour elles, 2ème de la famille, elles étaient envoyées au couvent, c’était la règle !), issues de grandes familles d’ascendance espagnole, devaient verser une dot conséquente au moment de prononcer les vœux. (C’est comme ça que les couvents possèdent de véritables trésors, la dot pouvant être de l’argent, des tableaux de maître, de l’orfèvrerie…).

En contrepartie, elles étaient autorisées à avoir jusqu’à 4 servantes ou esclaves (!!!), à organiser de (chastes) réceptions et à vivre (presque) comme dans le grand monde. Elles avaient le droit de revendre leurs cellules (maisons).

Aujourd’hui, seule une toute petite partie du couvent abrite encore une trentaine de religieuses, âgées de 18 à 90 ans. Depuis la visite du pape jean Paul II en 1985, elles ont le droit de parler et de sortir.

La visite du vaste complexe, à l’apparence extérieure fortifiée, commence par les parloirs, aux doubles grilles. Les nonnes avaient droit à 1 h de conversation par mois avec leur famille, sous l’œil et l’oreille attentifs d’une surveillante…

Puis on traverse le patio du Silence, au fond duquel se dissimule l’élégant cloître des Novices, orné de fresques contant les litanies.

 
 Un passage discret débouche sur le magnifique cloître des Orangers, entièrement peint d’un bleu profond, intense, marin, rappelant le bleu Majorelle des jardins marrakchis. Il s’entoure de cellules comptant chacune la cuisine à ciel ouvert, son cabinet d’aisance et un salon plus ou moins grand selon le rang nobiliaire de la nonne. Les servantes logeaient au-dessus, dans des conditions très difficiles.

Dans cette partie, une salle est réservée aux veillées funéraires, ornée de portraits de religieuses importantes. Aux murs, des fresques symbolisent les différentes phases de l’âme en état de péché, jusqu’à l’état de grâce final. Dans la salle des hosties, il y a  un immense mortier en pierre poreuse d’où suinte une eau purifiée pour fabriquer les hosties.

On poursuit dans un insolite quartier d’habitation aux maisons basses ocre-rouge, couvertes de tuiles patinées. De véritables rues se dessinent, portant le nom de villes espagnoles.

Tout au fond, un lavoir en plein air avec ses grandes jarres pour laver et évacuer l’eau. Suivent les immenses cuisines communes, assombries par des siècles de fumée et place Zocodober, une fontaine et les « bains douches » des sœurs où elles se lavaient l’une après l’autre.






Une terrasse offre une belle vue panoramique sur le monastère et l’horizon volcanique.

 

On termine par le réfectoire, ouvrant sur le cloitre majeur, fleuri et orné de fresques contant la vie du Christ et de la Vierge. Là se dresse l’église avec de tout petits confessionnaux enchâssés dans le mur, la pénitence dans le cloitre et le confesseur dans l’église.







L’ancien dortoir a été transformé en pinacothèque où l’on voit de nombreuses toiles du XVIème  au XVIIIème siècle de l’école de Cusco. »







En sortant, Jeff fait du public relation avec les amis de José.
Merci beaucoup José pour tous ces contacts qui nous permettent de passer des moments formidables.








Et souper au restaurant que nous a fait découvrir Oscar. Très rare de manger d'avoir des desserts dans les restaurants que nous fréquentons. Ce soir, c'est fête...

mercredi 29 juin 2016

Dimanche 12 juin.

 

Visite d’Arequipa.

" La lune a oubliée d'emporter la ville quand elle s'est séparée de la terre, disent volontiers les habitants d'Arequipa pour expliquer la blanche pureté de leur cité. 
Veillée par les cônes altiers de 2 volcans dont l'élégant Misti, Arequipa doit son nom à sa situation. Pour les premiers habitants aymaras, elle était "l'endroit derrière la montagne pointue."
De son passé colonial, Arequipa conserve un superbe centre historique classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000.
Les églises et les
 monastères y abondent avec leurs décors baroques dorés d'une grande richesse. Ils ont été bâti en roche volcanique, ce sillar clair qui a valu le surnom de ville blanche.
A 2335 m, baignée par 300 jours de soleil, c'est aussi la ville natale de l'écrivain, Mario Vargas Llosa qui a eu le prix Nobel de littérature en 2010."

Nous visitons la cathédrale sur la plazza de Armas.


" C'est l'une des plus jolie du pays avec sa couronne d'arcades sur 2 étages. Elle fait penser aux places d'Espagne avec ses palmiers, ses fontaines et ses pigeons."

La cathédrale : " Imposante et massive, plus large que haute et surmontée de campanules pointus, elle a été ,au fil de son histoire, la victime de plusieurs tremblement de terre et incendies, le dernier en 1844. En 1868, elle a été reconstruite en style néo-renaissance d'influence française.







La façade qui borde la place sur 108 m n'est qu'un "décor", puisque c'est le flanc de l'église !"
 


Puis nous retrouvons Oscar, un autre ami de Pepe pour une balade à travers la ville qui va nous conduire jusqu'à un pisco sur, délicieuse boisson à base de pisco, de citron et de blanc d'œuf, le tout bien frappé.

Françoise et moi mangeons  du saumon avec un carpaccio de mangue sur une purée de patates douces. Un régal. Et les hommes un lomo saltado, tout aussi bon.