Quebrada de
las Flechas :
Quelques
km, une côte et « on embrasse un
incroyable paysage fait de milliers de flèches plantées dans le sol. Un
porc-épic décoiffé par le vent. Un gigantesque domino de plaques prêtes à
s’effondrer en série… La route s’y faufile, minuscule. Le jeu d’ombres et de
lumières est permanent. »
On reste
là, à regarder, éblouis. La soirée va être longue, ce soir, à trier les
photos !
La quebrada de las Flechas se
constitue principalement de très anciennes dunes fossilisées, puis ravinées par
le vent et la pluie. Par endroits, les cheminées de fée forment presque des
aiguilles ou des flèches, expliquant le nom de la vallée.
Les couches géologiques varient en
couleur, du blanc au beige, au rouge ou gris sombres. »

Nous nous
arrachons à ce lieu,
pour poursuivre notre route vers Colomé,

une bodega fondée
en 1831 et aujourd’hui axée sur une production écologique.
Ce vignoble
est un des plus anciens d’Argentine. « On
y élève des cépages de tannat, syrah, cabernet, malbec, mais surtout torrontès,
un blanc sec et fruité ».
Nous nous
trouvons au cœur du plus haut vignoble du monde, 75 hectares de vignes à 2600m
d’altitude. On apprend, pendant la visite, que des vignes ont été plantées à
3100m à titre expérimental.
« Vins d’altitude. Avec un sol pauvre et
pierreux, un drainage naturel par les eaux des montagnes, un climat sec, un
ensoleillement de 320 jour par an et surtout une amplitude thermique entre le
jour et la nuit de 16 à 24°, les vignobles au pied de al cordillère bénéficient
de conditions idéales pour produire un vin riche en densité, en longueur et en
harmonie. »

Nous
visitons la cave et arrosons nos empanadas du fameux torrontès pour Françoise
et moi et de malbec pour les garçons. Un régime préconisé par Julieta, pour
perdre les quelques kilos que nous avons gagné à Tucuman !
Puis nous
visitons un musée insolite où l’artiste nous fait faire une promenade à travers
des tableaux de lumière, parfois pieds nus, parfois dans le noir, (qui laisse
un souvenir à mon coude qui a rencontré un mur). Une belle expérience d’un art
nouveau (pour nous).
Il est déjà
tard quand nous nous mettons en route pour Cachi.
Nous nous
éloignons un peu du rio avec un paysage qui s’assèche. Les cactus font leur
apparition sur les pentes arides. La piste est de plus en plus poussiéreuse.
Mes boules Quiès risquent de sortir de leur boîte ce soir !
La route
traverse des hameaux à l’architecture traditionnelle, colonnes, arcades, qui
évoque la richesse passé.
Le
contraste est saisissant entre, sur notre gauche, les reliefs arides et sur
notre droite, les rives irriguées et verdoyantes du rio Calchaqui, avec en
toile de fond, les sommets enneigés du Nevado Cachi.
Nous nous
arrêtons au camping sur les hauteurs de Cachi. Le temps d’éplucher et de râper
nos carottes, la nuit est déjà là.
GPS :
2507’21.2’’S / 6609’59.2’’W, 2758 m
d’alt.
¿quien dijo salud?
RépondreSupprimer