mardi 31 mai 2016

Jeudi 19 mai.


Quebrada de las Flechas :

Quelques km, une côte et « on embrasse un incroyable paysage fait de milliers de flèches plantées dans le sol. Un porc-épic décoiffé par le vent. Un gigantesque domino de plaques prêtes à s’effondrer en série… La route s’y faufile, minuscule. Le jeu d’ombres et de lumières est permanent. »

 
On reste là, à regarder, éblouis. La soirée va être longue, ce soir, à trier les photos !

 
La quebrada de las Flechas se constitue principalement de très anciennes dunes fossilisées, puis ravinées par le vent et la pluie. Par endroits, les cheminées de fée forment presque des aiguilles ou des flèches, expliquant le nom de la vallée.

Les couches géologiques varient en couleur, du blanc au beige, au rouge ou gris sombres. »


 
 



Nous nous arrachons à ce lieu,





pour poursuivre notre route vers Colomé, 
















une bodega fondée en 1831 et aujourd’hui axée sur une production écologique.




Ce vignoble est un des plus anciens d’Argentine. « On y élève des cépages de tannat, syrah, cabernet, malbec, mais surtout torrontès, un blanc sec et fruité ».

Nous nous trouvons au cœur du plus haut vignoble du monde, 75 hectares de vignes à 2600m d’altitude. On apprend, pendant la visite, que des vignes ont été plantées à 3100m à titre expérimental.

 « Vins d’altitude. Avec un sol pauvre et pierreux, un drainage naturel par les eaux des montagnes, un climat sec, un ensoleillement de 320 jour par an et surtout une amplitude thermique entre le jour et la nuit de 16 à 24°, les vignobles au pied de al cordillère bénéficient de conditions idéales pour produire un vin riche en densité, en longueur et en harmonie. »


Nous visitons la cave et arrosons nos empanadas du fameux torrontès pour Françoise et moi et de malbec pour les garçons. Un régime préconisé par Julieta, pour perdre les quelques kilos que nous avons gagné à Tucuman !


Puis nous visitons un musée insolite où l’artiste nous fait faire une promenade à travers des tableaux de lumière, parfois pieds nus, parfois dans le noir, (qui laisse un souvenir à mon coude qui a rencontré un mur). Une belle expérience d’un art nouveau (pour nous).

Il est déjà tard quand nous nous mettons en route pour Cachi.

Nous nous éloignons un peu du rio avec un paysage qui s’assèche. Les cactus font leur apparition sur les pentes arides. La piste est de plus en plus poussiéreuse. Mes boules Quiès risquent de sortir de leur boîte ce soir !




La route traverse des hameaux à l’architecture traditionnelle, colonnes, arcades, qui évoque la richesse passé.



Le contraste est saisissant entre, sur notre gauche, les reliefs arides et sur notre droite, les rives irriguées et verdoyantes du rio Calchaqui, avec en toile de fond, les sommets enneigés du Nevado Cachi.




Nous nous arrêtons au camping sur les hauteurs de Cachi. Le temps d’éplucher et de râper nos carottes, la nuit est déjà là.

GPS : 2507’21.2’’S / 6609’59.2’’W,  2758 m d’alt.

 





 

1 commentaire:

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