mardi 10 mai 2016

Jeudi 28 avril.


 
Visite des ruines de Quilmes en compagnie de Charlotte et Greg qui ont passé une bonne nuit bien au chaud.

 
 
« L’ancienne cité de Quilmes domine la vallée du rio Santa Maria. Il s’agit  de l’un des sites archéologiques préhispaniques les plus importants du pays, redécouvert en 1897 par Juan Bautista Ambrossetti, l’un des pionniers de l’anthropologie argentine.
Les ruines s’étalent sur les premières pentes du cerro del Cajon, gardées par une armée d’immenses cactus. Certains peuvent atteindre 8 m de haut.

Les ruines témoignent de l’organisation urbaine des Indiens Quilmes, un peuple de chasseurs-cueilleurs et de bergers (lama), appartenant à la culture diaguita, connus pour la qualité de leurs poteries.


Dans une sorte d'amphithéâtre naturel, les Quilmes,  bâtirent leur ville en étages, partant de la vallée et montant dans la colline. Attirés par cette vallée fertile, ils y cultivèrent le maïs, y élevèrent des lamas pour la laine, la viande, le lait et le trait.
Les Quilmes peuplèrent la cité entre l’an 1000 et l’arrivée des colons espagnols, au milieu du 17ème siècle. La ville fortifiée de 3000 habitants s’étendaient sur une superficie de 30 ha et contrôlaient une population de plus de 10 000 personnes.

Les murs épais attestent du rôle défensif du rôle défensif de ce qui, à l’époque devait constituer une oasis au milieu du désert. Un désert où les cactus jouaient un rôle plus que décoratif… L’utilisation des géants épineux était multiples : portes, mobilier, outils, objets,…
Bâti comme une forteresse à flanc de colline, ce fut un haut lieu de la résistance indienne lors de la conquête espagnole.

Les bâtiments étaient coiffés de toits faits de tiges de cactus et de galettes de boue. La hauteur des murs, que l’on a redressés à partir des années 1970, est celle d’origine – les maisons étant à moitié souterraines pour se protéger du vent.

Les occupants de la cité furent les derniers à résister à la colonisation. En 1667, après 130 ans de résistance, ceux qui ne sont pas tués sont déportés et réduits à l'esclavage dans les haciendas, les mines de Potosi ou les chantiers de construction de Cordoba ou de Buenos Aires.
260 familles furent déportés sur 1200 km à pied pour participer à la construction de la ville de Buenos Aires.
Ils voient peu à peu leur culture millénaire s'éteindre.

Aujourd’hui, le site reste l'objet de conflits d'intérêt entre les autorités locales et les habitants de la communauté indienne de Quilmes qui revendiquent le caractère sacré du site. »

 
 
Après être montés au sommet de la cité,
 
 
nous reprenons notre route vers Cafayate en nous arrêtant à la bodega Los Arcos de Tolombo que nous visitons et où nous goûtons du " Siete Vacas ", un vin apprécié par les cousins de Jeff.
 
 
Nous quittons Charlotte et Greg sur la place de Cafayate. Notre route se recroisera peut-être sur les routes de Bolivie ou du Pérou…

 
 
Nous nous installons au camping. GPS : 2604’48.7’’S / 6558’37.6’’W


Puis nous allons arpenter la ville et visiter le musée archéologique privé de l’historien Rodolfo Bravo, installé dans sa maison sans aucune protection !
Sa veuve nous guide à travers une collection de poteries, d’ustensiles variés et d’un grand nombre de céramiques diaguitas, tribu qui a marqué la région par son artisanat. Une femme passionnante et passionnée.


" Cultures Calchaquies, les tribus qui peuplaient la région (Chinana, Tolombones, Quilmes, Tafis, Yocavils...) sont rassemblées sous l'appellation Diaguitas et partagent la même langue le kakan. 
Elles vivent de la cueillette des fruits, élèvent le lama pour sa laine, sa viande et ses capacités de portages, cultivent le quinoa, le maïs, le kiwiche, la courge et la pomme de terre.
Elles utilisent le caroubier pour confectionner des outils, teindre la laine et préparer l'aloja une sorte de bière.
Elles maîtrisent la poterie et le tissage, se rassemblent pour danser au son des flûtes et des ocarinas et au rythme des tambours.
Autour d'un chef unique, le cacique, elles vénèrent le Soleil, la Lune et déifient les éléments.
Elles élèvent, en altitude, des monticules de pierres, les apachetas, en l'honneur de la déesse mère Pachamama. Des animaux, comme le nandou, symbole de la pluie, sont également l'objet des cultes.

En 1480, les tribus diaguitas tentent de résister à l'avancée des Incas. Mais ces derniers imposent peu à peu leur langue et de nouvelles techniques.
Au 16ème siècle, les Espagnols convoitent la région pour l'accès qu'elle offre entre le Pérou et l'embouchure de la Plata. La résistance est vive. Les Diaguitas s'unissent pour s'opposer à la colonisation, au travail obligatoire et à l'évangélisation." 

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