En route
pour San Juan par la ruta 40. Le vent souffle en tempête, balayant tout sur son
passage, notamment la poussière et le sable. La température est montée en
quelques km de 21 à 29° !
C’est le « Zonda, véritable merveille
météorologique, comme le foehn alpin, c’est un vent rabattant sec et chaud,
capable de faire grimper la température de presque 20° en quelques heures. Issu
de tempête sur le pacifique, il souffle vers l’Est, se heurte aux Andes, fait
fondre la neige par condensation, dévale les versants andins à parfois plus de
120 km heure. Vent léger ou violent en rafale, il peut durer plusieurs jours.
Les habitants de San Juan savent avec précision quand il retombera et par
conséquent à quel moment il recommencera à faire froid. »
Il est
12h52, quand nous arrivons à San Juan et il fait 32°.
« San Juan, plantée au cœur du
désert, écrasée de soleil estivale, fut fondée en 1562 et installée sur le site
actuelle en 1593. Ses maisons en adobe détruites en 1944 par un tremblement de
terre. C’est la ville du vin, de l’huile d’olive et de la maison de Domingo
Faustino Sarmiente.
L’une des fiertés de San Juan est
d’être la ville de l’écrivain et homme politique ((1811-1888) qui gouverna la
province à partir de 1862, puis le pays de 1868 à 1874.
Il est vénéré par les Argentins pour
avoir instauré l’éducation pour tous. Dans son célèbre « Facundo »
(1845), il manifeste sa sympathie à l’égard de la valeur traditionnelle de la
figure du gaucho, mais il admet déjà des liens avec les aspects les plus
violemment réactionnaires des grands colons. Progressiste, c’est un admirateur
les Lumières et de la culture européenne.
Après avoir
salué ce grand homme et fait un tour à la cathédrale (fermée), nous faisons le
plein de fruits et légumes dans le seul magasin de la ville ouvert. Il faut
savoir que de 13 h à 17 h, tous les magasins sont fermés pour la sieste…
Nous
quittons San Juan pour Caucete, lieu du sanctuaire de la Difunta Correa. Le
vent souffle toujours aussi fort.
La
difunta Correa, madone des voyageurs, mérite bien un arrêt sur notre route.


« Durant la guerre civile de
1840, le mari de Maria Antonia Deolinda Correa est enrôlé de force. Désespérée,
la jeune femme suit l’armée à travers les collines désertiques, avec son bébé.
Elle meurt de faim et d’épuisement. Des paysans découvrent sa dépouille et là,
surprise, l’enfant est encore vivant et tète sa mère morte !
Plus tard, un berger qui a perdu son
troupeau prie sur sa tombe et retrouve ses bêtes… La rumeur de cette tombe
miraculeuse se répand très vite, attirant les pèlerins et donnant lieu à
d’autres miracles. La légende de Difunta Corre est née… Elle s’est muée en
l’une des traditions religieuses les pus importantes en Argentine. Elle se
manifeste par d’innombrables petits oratoires de fortune, encombré de
bouteilles et de fleurs en plastique, partout le long des routes du pays. S’y
rendre permet de toucher du doigt l’immense ferveur qui entoure le culte de
cette « sainte» que l’église officielle ne reconnaît pas mais s’efforce de
tolérer pour ne pas froisser ses fidèles. »

C’est
samedi et malgré le vent violent qui souffle toujours, il y a pas mal de monde
à monter les marches qui conduisent à son sanctuaire. Sur toutes les collines
avoisinantes, les gens ont déposé des centaines de maisons miniatures
demandant protection à la Difunta
Correa.
En sortant
de Caucete, on passe des vignes au désert de dunes rouges. Le changement est
total.
Le paysage
crie « J’ai chaud » et nous, on est bien comme lui. Nous
« bouffons » de la poussière ++. Attention, sur la route, traversée
de buissons !!
Il fait
nuit, quand nous arrivons à San Agusto dans la vallée fertile. Difficile de
trouver un bivouac, pas de camping, nous nous installons à l’hosteria Valle
fertil pour la nuit. Pas mécontents d’avoir une douche pour nous débarrasser de
toute la poussière qui nous recouvre.
GPS :
3038’03.3’’S / 6728’40.5’’W
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