Ce matin,
départ sous la neige. 2 ,5°. Plus on avance sur la route du parc de
Talampaya, plus on monte en altitude 1466 m et plus le thermomètre descend…
Sanctuaire de la Difunta Correa sur la route.
Visite du
parc national en minibus et sous la neige. 1 chauffeur, 1 guide et 1 couple de
parisiens, le monsieur étant natif de Gétigné !
Il neige
ici une fois par an et pas tous les ans. Et bien nous avons le privilège de
visiter le parc sous la neige. Le guide est tout heureux. Et au lieu
d’emprunter les passerelles en bois trop glissantes, nous avons l’honneur de
fouler directement le sable rouge.
Encore une
bien belle balade. Nous avons un guide adorable et nous passons un très bon
moment.

« Les reliefs du Parc National
Talampaya sont la partie occidentale de la sierra de Sanogasta, qui culmine à
2576 m. La réserve, classé par l’Unesco, s’étend sur 215 000 ha.
Lors de la formation des Andes, cet
ensemble massif s’est soulevé et fissuré, exposant les couches sédimentaires et
les failles à l’érosion, qui a sculpté les unes et élargi les autres. On
remarque 2 types de formations géologiques : la formation Talampaya, rose
pâle, argileuse ou sablonneuse, la plus usée par l’érosion et la formation Los
Tarjados, du grès rouge en raison de l’oxyde de fer plus ancien, plus dense et
plus dur. C’est ce dernier qui constitue les hautes falaises du canyon
principal.
Le circuit en minibus emprunte le
canyon de Talampaya, long de 4 km, atteignant 150 m de haut. Il est l’œuvre du
rio du même nom, aujourd’hui pratiquement asséché. On distingue nettement les
couches sédimentaires et la trace du travail de l’érosion.
On passe le long de Pétroglyphes,
des gravures exécutées par les indigènes dans la couche superficielle noir
bleuté de la pierre, une sorte de « vernis » produit par l’oxydation
du grès. On les attributs aux indiens Aguada qui vécurent sur le site à partir
de l’an 5OO.
Au fil des siècles, plusieurs peuplades ont occupé la
région : les Indiens cienaga, condor huasi, aguada, sanagasta et les
Incas.
L’arbre emblématique de la région
est l’algarrobo (caroubier) dont les indiens utilisaient les graines pour faire
de la farine, une boisson très riche en sucres, de l’alcool, le bois mort pour
le feu ou l’habitat, et l’ombre pour les enfants et les malades.»
Nous
retrouvons la route 40 pour rejoindre Chilecito en passant par la cuesta de
Miranda. Il neige à gros flocons, la neige commence à geler sur les
essuie-glaces. La route et les cactus sont bien blancs. Nous descendons au
ralenti.
Encore une
arrivée de nuit. Nous nous installons au camping Los Nietitos. Une dame
charmante mais pas vraiment ses sanitaires…
GPS :
2911’32.1’’S / 6727’49.1’’W