vendredi 29 avril 2016

Lundi 25 avril.




Ce matin, départ sous la neige. 2 ,5°. Plus on avance sur la route du parc de Talampaya, plus on monte en altitude 1466 m et plus le thermomètre descend…
Sanctuaire de la Difunta Correa sur la route.
Visite du parc national en minibus et sous la neige. 1 chauffeur, 1 guide et 1 couple de parisiens, le monsieur étant natif de Gétigné !

Il neige ici une fois par an et pas tous les ans. Et bien nous avons le privilège de visiter le parc sous la neige. Le guide est tout heureux. Et au lieu d’emprunter les passerelles en bois trop glissantes, nous avons l’honneur de fouler directement le sable rouge.

Encore une bien belle balade. Nous avons un guide adorable et nous passons un très bon moment.

« Les reliefs du Parc National Talampaya sont la partie occidentale de la sierra de Sanogasta, qui culmine à 2576 m. La réserve, classé par l’Unesco, s’étend sur 215 000 ha.

Lors de la formation des Andes, cet ensemble massif s’est soulevé et fissuré, exposant les couches sédimentaires et les failles à l’érosion, qui a sculpté les unes et élargi les autres. On remarque 2 types de formations géologiques : la formation Talampaya, rose pâle, argileuse ou sablonneuse, la plus usée par l’érosion et la formation Los Tarjados, du grès rouge en raison de l’oxyde de fer plus ancien, plus dense et plus dur. C’est ce dernier qui constitue les hautes falaises du canyon principal.

 
Le circuit en minibus emprunte le canyon de Talampaya, long de 4 km, atteignant 150 m de haut. Il est l’œuvre du rio du même nom, aujourd’hui pratiquement asséché. On distingue nettement les couches sédimentaires et la trace du travail de l’érosion.
 

On passe le long de Pétroglyphes, des gravures exécutées par les indigènes dans la couche superficielle noir bleuté de la pierre, une sorte de « vernis » produit par l’oxydation du grès. On les attributs aux indiens Aguada qui vécurent sur le site à partir de l’an 5OO. 

Au fil des siècles,  plusieurs peuplades ont occupé la région : les Indiens cienaga, condor huasi, aguada, sanagasta et les Incas.

L’arbre emblématique de la région est l’algarrobo (caroubier) dont les indiens utilisaient les graines pour faire de la farine, une boisson très riche en sucres, de l’alcool, le bois mort pour le feu ou l’habitat, et l’ombre pour les enfants et les malades.»
 

 


 
 
 
Nous retrouvons la route 40 pour rejoindre Chilecito en passant par la cuesta de Miranda. Il neige à gros flocons, la neige commence à geler sur les essuie-glaces. La route et les cactus sont bien blancs. Nous descendons au ralenti.

 
 
Encore une arrivée de nuit. Nous nous installons au camping Los Nietitos. Une dame charmante mais pas vraiment ses sanitaires…

 
 
GPS : 2911’32.1’’S / 6727’49.1’’W

 

 

 

mardi 26 avril 2016

Dimanche 24 avril.



En route pour le parc provincial d'Ischigualasto.


















Le parc provincial d’Ischigualasto, « la terre sans vie » selon la traduction du diaguida, est l’un des plus célèbres d’Argentine. Classé par l’Unesco depuis 2001 et couvrant 630 km², il est également connu sous le nom de Vallée de la Lune. Il rassemble une étonnante variété de formations géologiques."

Les conditions climatiques y sont éprouvantes, la chaleur intense pouvant alterner en été avec des pluies d’une rare vigueur, tandis que l’hiver connaît des épisodes de Zonda (dont nous avons eu un bel exemple hier). Cette érosion du vent et des précipitations, combinées à elle du rio Ischigualasto qui serpente dans la vallée, a sculpté, creusé, raviné les strates géologiques (cendres volcaniques, argiles, grès rouge…) révélant des formes étranges et des couches aux couleurs contrastées, des canyons rougeoyants, des ondulations rosées piquées ici et là de maigres cactus ou de petits algarrobos. Le panorama se renouvelle sans cesse. »

En attendant le départ de la visite, nous visitons le musée du parc.

« Il y a longtemps, durant la période triasique (de – 245 à – 208 millions d’années), ce qui est aujourd’hui un désert était une vaste zone lacustre à la végétation luxuriante et variée, peuplée de nombreux animaux, dont le plus ancien dinosaure connu, l’Eoraptor lunensis. En témoignent les nombreux fossiles que l’on a retrouvés (près de 1000 au fil des années), conservés dans les strates sédimentaires, soulevées par l’entrechoquement des plaques tectoniques qui aboutirent à la formation des Andes, il y a 65 millions d’années. Ces fossiles constituent l’ensemble e plus complet dans le monde pour la période du Trias. On peut y retracer près de 45 millions d’années d’évolution de ces espèces. »


Il est 16 h, quand nous partons, en convoi, dans notre voiture, accompagnés d’un guide. Nous sommes en tout 6 voitures, un nombre très raisonnable. Nous nous arrêtons 5 fois pour faire quelques pas, le plein d’images et écouter le guide nous donner des explications… en espagnol.

Un beau circuit, mais on confirme, on n’est pas prêts pour les voyages organisés…

On roule comme des fous d’un arrêt à un autre. Nous, on aime prendre notre temps et s’arrêter quand bon nous semble.





On descend de voiture, on prend vite des photos pendant que le guide fait son pitch et vite on remonte en voiture.

 
















 














Un mara sur la route, tant pis pour le groupe, on s’arrête pour l’observer. Mince, où sont-ils passés ? A droite ou à gauche ?...




Il est 19 h quand nous revenons à l’entrée du parc. Nous installons notre bivouac sur l’aire d’acampar pour la nuit.


GPS : 3009’49.0’’S / 6750’28.0’’W