vendredi 12 août 2016

Mardi 5 juillet.


Nous avons décidé, aujourd’hui, de faire le tour de Buenos Aires avec le City Tour, « un bus à impériale à l’anglaise. Il y a une vingtaine d’arrêt pour sillonner la ville le long des principaux axes touristiques  depuis la plaza de Mayo jusqu’à las Canitas en passant par la  Boca, Puerto Madero, la plaza San
Martin, Le Malba, Barrio Chino, Las Canitas, le jardin zoologique, la Recoletta et le teatro Colon. »

Ca va nous permettre d’avoir un bon aperçu de la ville. Nous avons un audio-guide en français qui nous donnent des explications tout au long du trajet.





Nous nous arrêtons déjeuner à la Boca un peu en dehors du parcours touristique.

La Boca : Le quartier de la Boca est bien différent des autres et s situe à l’emplacement même de la première ville de Buenos Aires. Il s’est développé à la fin du 19 ème siècle, le long du port, sur les rives bien souvent inondées du fleuve Riachuelo et autour de nombreuses usines, symboles d’une ville en pleine croissance. En raison de la proximité du fleuve souvent en crue, les habitants s’étaient habitués à des logements précaires : de petites maisons basses en bois et tôles ondulées, parfois sur pilotis.

Ce quartier a aussi été marqué par les fortes vagues d’immigrants au début du 20 ème siècle, des Grecs, des Yougoslaves, des Turcs, et surtout des Italiens venus pour la plupart de Gênes, tous attirés par l’activité portuaire de la ville.



Aujourd’hui, le port est envasé et pollué, habité par quelques carcasses de bateaux rouillés. Les usines sont désaffectées, parfois reconverties en centre culturel. Pourtant ce quartier conserve un charme indéniable. On ne peut oublier qu’il fut le berceau du prolétariat de Buenos Aires, le quartier de toute une bohême artistique et littéraire et qu’il vit la naissance du tango, sous sa forme la plus authentique.






















Nous reprenons le bus pour aller réserver des places pour un dîner / spectacle de tango à Esquina Carlos Gardel, vendredi soir, pour finir en beauté notre séjour à Buenos Aires. 

Lundi 4 juillet.


Ce matin, la priorité est à l’achat de billets d’avion pour rentrer en France.

Après avoir été dans plusieurs compagnies, nous les achetons chez Ibéria, la mort dans l’âme. Nous les payons le double du prix de l’aller. Mais nous n’avons pas le choix, il faut rentrer. GRRRRRR !

Place Mayo : « Elle est l’épicentre, le cœur battant, l’âme de Buenos Aires. Ce serait le premier endroit où se sont installés les Espagnols, à quelques kilomètres du rio de la Plata, à leur arrivée sur ces terres hostiles.

Depuis, elle a vu se dérouler les principaux évènements qui ont marqué l’histoire de cette ville.

Son nom est un hommage au 25 mai 1810, jour de la formation du premier gouvernement argentin indépendant, après l’expulsion du vice-roi espagnol et de sa suite par les Portenos.

Cette date historique est gravée sur l’obélisque de Mayo, au centre de la place.

Cette place a connu les grands rassemblements de foule au moment du péronisme ;





les manifestions des « mères de la place Mayo », mères des disparus sous la junte militaires, ces célèbres « Folles de Mai » - pas folles du tout- qui continuent à défiler coiffées de leur foulard blanc, en tournant en rond tous les jeudis après-midi pour réclamer la condamnation des responsables.

les défilés de partisans de la guerre des Malouines ;

les grands rassemblement de soutien à la démocratie au début des années 80 ;

ou encore les rassemblements spontanés à l’issue des matchs de football victorieux. »

Place San Martin : « La statue du libérateur San Martin trône en son centre depuis le début du siècle dernier, à l’ombre des jacarandas, des magnolias géants, des cèdres, des palmiers et des caoutchoucs. Elle est entourée par de superbes immeubles très européens, datant de la fin du 20 ème siècle.


Le plus remarquable de tous est l’edificio Kavanagh. Inauguré en 1936, il mesure 120 m de haut. A une certaine époque, i fut l’immeuble en béton armé le plus haut du monde ! Il fut également le premier immeuble d’habitation de la capitale à posséder des logements équipés de l’air conditionné. Déclaré Monument historique depuis 1999. »









Nous prenons le métro pour aller déjeuner chez Tortoni, un vieux café de Buenos Aires. «  Depuis sa fondation en 1858 par un cafetier français, c’est le plus célèbre des grands casé de Buenos Aires. Il a gardé le charme suranné de la Belle époque : de belles verrières au plafond, de petites tables en marbre, les fauteuils recouverts de cuir rouge. C’est le lieu de rendez-vous des intellectuels et des artistes, comme le rappellent les nombreux tableaux et dessins. »

Un peu notre « Cigale », place Graslin à Nantes.



Nous sommes invités à souper avec Niata, au restaurant. Une cousine de Jean-François qui parle très bien français avec un joli accent.

jeudi 11 août 2016

Dimanche 3 juillet.


Nuit dans l’aéroport. Je n'arrive pas à fermer l’œil. Nous prenons notre avion à 6 h et nous arrivons à 10h30 à Buenos Aires, sous la pluie.



Taxi jusqu’à notre hôtel où nous déposons nos bagages. Nous ne pourrons disposez de nos chambres que dans l’après-midi. 

 
Nous allons donc prendre le métro pour aller visiter le quartier de San Telmo, toujours sous la pluie !

« Ce quartier s’étend au sud de la place de Mayo. Les premiers marins, découvreurs et pionniers espagnols du 16 ème siècle, s’y étaient fixés, non loin de la mer d’où ils venaient. Pedro de Mendoza y fonda la cité de Buenos Aires en 1526. Quelques rares maisons de style andalou en témoignent encore.

San Telmo fut  un quartier résidentiel chic jusqu’à la fin du 19 ème siècle, avant d’entrer en déclin et de se paupériser.

Les épidémies, la fièvre jaune surtout, firent des ravages à cette époque, poussant les riches familles à s’éloigner des rives du rio del Plata pour se réfugier dans les quartiers nord (Recoletta, Palermo, Barrio norte). A leur place, se sont installés les très nombreux immigrants européens, notamment italiens. Les belles demeures aristocratiques furent alors divisées en petits appartements.

Puis le quartier est devenu bohême et dans ses bars est né le tango.

Les intellectuels et les artistes y ont élu domicile, suivis des antiquaires et des brocanteurs.
Le dimanche, on vient y flâner un peu au hasard, au milieu de l’effervescence due aux brocantes de rue et aux démonstrations de tango. »



Nous ne verrons rien de tout cela car avec la pluie les brocantes de rue ont plié boutique et les danseurs de tango sont restés bien au chaud. Malgré tout, cette balade à travers San Telmo a été agréable malgré la pluie.

A 18 heures, nous sommes de retour à l’hôtel où nous prenons possession de nos chambres. Grande, lumineuse et propre. De quoi plaire à Françoise, mais tout comme elle, nous apprécions aussi ce confort avec 5 mois sur la route. Cela va nous permettre de nous ré acclimater doucement…

Après une petite sieste, Stef et les Weber partent souper chez Corinne et Mauricio, des amis de la famille de Jeff, pendant que je me glisse dans les bras de Morphée. Après presque 2 nuits blanches, je n’ai pas le courage d’aller faire la conversation en espagnol, je serai tombée le nez dans mon assiette.

J'apprendrai le lendemain que toute la famille parle très bien français ! Ca ne change rien, même en français, je n'étais pas en forme pour une soirée.


Je sombre dès 20h30 pour une nuit sans rêve. Je n’entends même pas Stef rentrer et je ne le sens pas se glisser dans le lit ! Moi qui ai, d’habitude, le sommeil si léger...