« A 3400 m d’altitude, dans une large vallée cernée de montagnes ocres et brunes, « La Rome des Incas » fait partie des endroits mythiques.
L’architecture harmonieuse de Cusco
a facilité son inscription au Patrimoine mondial de l’humanité par
l’Unesco. »
Le drapeau
multicolore à bandes horizontales :
« une bannière hérité des Incas qui symbolise la lutte contre
l’oppression espagnole depuis plus d’un demi-siècle. »
Petit cours d’histoire :
« 12 grands Incas se sont succédés à Cusco et ont marqué la ville de leur empreinte au fil des siècles, à commencer par le fondateur Manco Capac, qui installa la capitale inca dans la vallée de Qosqo, après avoir chassé les tribus d’origine.
Exploitées depuis au moins 2
millénaires, ces terres étaient
convoitées pour leur fertilité.
Pachacutec, le 9ème
souverain, qui se faisait appeler « fils du Soleil (nous avons bien notre Roi Soleil) fut un guerrier redoutable qui conquit toute
la région du lac Titicaca jusqu’à l’Amazonie et le Pacifique. Il fut le
véritable consolidateur de l’Empire.
A la mort prématurée de Huayna Capac
en 1527, une guerre fratricide éclata entre ses fils Huascar et Atahualpa. Le
conflit marqua le début du déclin de la cité, puis de l’Empire inca. Profitant
de sa désorganisation, Francisco Pizarro entra à Cusco au printemps 1534, sans
rencontrer de résistance.
La fondation de la ville des rois,
Lima dès 1535 par Pizarro vint concurrencer la capitale historique trop éloignée
de la mer pour convenir aux espagnols.
Tupac Amaru, l’un des 2 fils de
l’inca Manco, essaya en vain d’organiser une résistance mais il fut exécuté sur
la plazza de Armas de Cusco en 1572.
Tout au long du XVIème siècle, la
ville coloniale s’édifia sur les ruines de la cité inca ravagée. Sur le point
économique, Cusco constituait quand même un relais important sur la route des
mines de Potosi., lui assurant une certaine prospérité jusqu’au milieu du
XIXème siècle.
Puis la ville, concurrencée par Arequipa,
entama un long déclin. La découverte du Machu Pichu, en 1911, par l’archéologue
américain Hiram Bingham, changea la donne et généra l’éclosion du tourisme, qui
la fit se développer et s’étendre. On peut dire aujourd’hui que Cusco connaît à
présent une véritable renaissance. »
Les enfants des écoles et leurs enseignants.
Les communautés présentent leurs danses.
, la « maison du savoir » dispensant un enseignement aux astronomes, aux chroniqueurs et aux comptables. A côté se dressait la « maison des femmes choisies », vouées au service des dieux et de l’Inca. Toutes les manifestations importantes s’y déroulent.
Ce n'est pas un spectacle de cirque... mais juste des ouvriers qui montent un échafaudage pour les projecteurs... sans aucune sécurité... Ils se passent les éléments de l'échafaudage et à chaque fois grimpent un peu plus haut...
Pour Amélie Garnier : un stage de sécurité à Cusco ?
En outre, la plazza de Armas de
Cusco est une des rares au monde à pouvoir s’enorgueillir de posséder 2
églises, 2 édifices qui se répondent magnifiquement après s’être
fait une concurrence acharnée au XVIème siècle. »
Puis nous
essayons de rentrer dans la cathédrale mais le prix est prohibitif pour entrer dans une église et nous
renonçons. Elle est ouverte gratuitement de 6h30 à 8h30, heures des messes. Ca
ne les dérange pas que les tourismes se baladent dans la cathédrale à l’heure
des messes ! Chassez-moi ces marchands du temple…
« Sur son parvis surélevé et
avec sa façade à 2 tours, c’est sans contexte avec la cathédrale de Lima,
l’ensemble religieux le plus imposant du Pérou. 3 bâtiments différents
communiquent à la hauteur du transept.
Son édification est née de la
volonté des conquistadores de créer, dès l’occupation de la ville, un lieu de
culte symbolisant le triomphe de la foi catholique sur la religion des Incas.
- La
sainte famille : c’est l’église la plus récente (1723-1735), bâtie dans un
style néoclassique d’inspiration française.
- Cathédrale :
le porche baroque, plaqué sur la façade renaissance est grandiose. La
cathédrale a été édifiée en un siècle à partir de 1560, avec les pierres du
site inca de Sacsayhuaman, en lieu et place du temple à Viracocha.
- L’église
de Triunfo : c’est la première église construite à Cusco en 1536. »
« Bâtie de 1571 à 1650, elle
s’appuie comme la cathédrale, sur les fondations d’un ancien palais inca, celui
de Huayna Capac. Elle fut largement remodelée après le séisme de 1650, gagnant
dans sa mésaventure sa façade baroque, considérée comme l’une des plus
majestueuse du Pérou.
Les jésuites, très influents
jusqu’en 1767, rêvaient, dans leur rivalité orgueilleuse, d’éclipser la
cathédrale, ce que perçut très bien l’archevêque… Il demanda, en vain, la
destruction de la Compagnie au pape ! Il obtint juste une modification des
plans : ainsi l’église n’a-t-elle qu’une nef, au lieu des 3 envisagées à
l’origine. »
Après ce
tour de place, nous allons visiter le musée de la casa Concha, qui va préparer
notre visite au Machu Pichu dans 2 jours.
Plusieurs éléments d’architecture inca sont encore visibles de même que des fresques coloniales.
Saint Christophe, patron des voyageurs.
« Le monastère a été construit sur le plus célèbre lieu de l’Empire Inca, le temple du Soleil ou Coricancha « enclos de l’or » rénové par Pachacutec vers 1463.
Il faut imaginer la stupéfaction des
Espagnols lorsqu’ils découvrirent cet endroit d’une richesse inouïe. D’un coup,
leurs rêves d’eldorado se matérialisaient. Tout était en or ou recouvert d’or.
Tout fut pillé, fondu et partit en lingots pour l’Espagne ou coula au fond des
mers.
C’est « grâce » au séisme de 1950, qui a détruit une grande partie des bâtiments coloniaux, que l’on a pu redécouvrir cet imposant vestige considéré comme le plus parfait exemple de l’architecture inca.
Encore une
journée bien remplie.
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