dimanche 3 juillet 2016

Vendredi 17 juin.


Cusco.
«  A 3400 m d’altitude, dans une large vallée cernée de montagnes ocres et brunes, « La Rome des Incas » fait partie des endroits mythiques.


Baignée par une fraîcheur quasi permanente, elle bénéfice d’un ciel bleu intense durant tout l’hiver austral.
 

Elle doit son nom au rôle pivot qu’elle occupait au sein de l’Empire inca. Cusco signifie nombril en quechua.

L’architecture harmonieuse de Cusco a facilité son inscription au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. »

 

Le drapeau multicolore à bandes horizontales : «  une bannière hérité des Incas qui symbolise la lutte contre l’oppression espagnole depuis plus d’un demi-siècle. »





Petit cours d’histoire :


« 12  grands Incas se sont succédés à Cusco et ont marqué la ville de leur empreinte au fil des siècles, à commencer par le fondateur Manco Capac, qui installa la capitale inca dans la vallée de Qosqo, après avoir chassé les tribus d’origine.

Exploitées depuis au moins 2 millénaires, ces terres  étaient convoitées pour leur fertilité.

Pachacutec, le 9ème souverain, qui se faisait appeler « fils du Soleil (nous avons bien notre Roi Soleil) fut un guerrier redoutable qui conquit toute la région du lac Titicaca jusqu’à l’Amazonie et le Pacifique. Il fut le véritable consolidateur de l’Empire.

A la mort prématurée de Huayna Capac en 1527, une guerre fratricide éclata entre ses fils Huascar et Atahualpa. Le conflit marqua le début du déclin de la cité, puis de l’Empire inca. Profitant de sa désorganisation, Francisco Pizarro entra à Cusco au printemps 1534, sans rencontrer de résistance.

La fondation de la ville des rois, Lima dès 1535 par Pizarro vint concurrencer la capitale historique trop éloignée de la mer pour convenir aux espagnols.

Tupac Amaru, l’un des 2 fils de l’inca Manco, essaya en vain d’organiser une résistance mais il fut exécuté sur la plazza de Armas de Cusco en 1572.

Tout au long du XVIème siècle, la ville coloniale s’édifia sur les ruines de la cité inca ravagée. Sur le point économique, Cusco constituait quand même un relais important sur la route des mines de Potosi., lui assurant une certaine prospérité jusqu’au milieu du XIXème siècle.

Puis la ville, concurrencée par Arequipa, entama un long déclin. La découverte du Machu Pichu, en 1911, par l’archéologue américain Hiram Bingham, changea la donne et généra l’éclosion du tourisme, qui la fit se développer et s’étendre. On peut dire aujourd’hui que Cusco connaît à présent une véritable renaissance. »

 

Après une belle descente  vers la ville, nous commençons notre visite de la ville par l’incontournable Plazza de Armas, où ont lieu les défilés qui préparent la fête de l'Inti Raymi de vendredi prochain.







 Les enfants des écoles et leurs enseignants.







Les communautés présentent leurs danses.





Les officiels avec le poncho traditionnel de Cusco.


« C’est ici que bat le cœur de la ville. La plazza s’étend exactement sur l’espace cérémonial inca, Huaccapaya, une esplanade de 4000m², 2 fois plus grande qu’à présent, et qu’entouraient de prestigieux monuments : le temple dédié à Viracocha
 , la « maison du savoir » dispensant un enseignement aux astronomes, aux chroniqueurs et aux comptables. A côté se dressait la « maison des femmes choisies », vouées au service des dieux et de l’Inca. Toutes les manifestations importantes s’y déroulent.


Ce n'est pas un spectacle de cirque... mais juste des ouvriers qui montent un échafaudage pour les projecteurs... sans aucune sécurité... Ils se passent les éléments de l'échafaudage et à chaque fois grimpent un peu plus haut...

Pour Amélie Garnier : un stage de sécurité à Cusco ?



 
 
En outre, la plazza de Armas de Cusco est une des rares au monde à pouvoir s’enorgueillir de posséder 2 églises, 2 édifices  qui se répondent magnifiquement après s’être fait une concurrence acharnée au XVIème siècle. »

Puis nous essayons de rentrer dans la cathédrale mais le prix est prohibitif  pour entrer dans une église et nous renonçons. Elle est ouverte gratuitement de 6h30 à 8h30, heures des messes. Ca ne les dérange pas que les tourismes se baladent dans la cathédrale à l’heure des messes ! Chassez-moi ces marchands du temple…

« Sur son parvis surélevé et avec sa façade à 2 tours, c’est sans contexte avec la cathédrale de Lima, l’ensemble religieux le plus imposant du Pérou. 3 bâtiments différents communiquent à la hauteur du transept.

Son édification est née de la volonté des conquistadores de créer, dès l’occupation de la ville, un lieu de culte symbolisant le triomphe de la foi catholique sur la religion des Incas.

-      La sainte famille : c’est l’église la plus récente (1723-1735), bâtie dans un style néoclassique d’inspiration française.

-      Cathédrale : le porche baroque, plaqué sur la façade renaissance est grandiose. La cathédrale a été édifiée en un siècle à partir de 1560, avec les pierres du site inca de Sacsayhuaman, en lieu et place du temple à Viracocha.

-      L’église de Triunfo : c’est la première église construite à Cusco en 1536. »

 Toujours autour de la plazza de Armas, l’église de la compagnie de Jésus.

« Bâtie de 1571 à 1650, elle s’appuie comme la cathédrale, sur les fondations d’un ancien palais inca, celui de Huayna Capac. Elle fut largement remodelée après le séisme de 1650, gagnant dans sa mésaventure sa façade baroque, considérée comme l’une des plus majestueuse du Pérou.

Les jésuites, très influents jusqu’en 1767, rêvaient, dans leur rivalité orgueilleuse, d’éclipser la cathédrale, ce que perçut très bien l’archevêque… Il demanda, en vain, la destruction de la Compagnie au pape ! Il obtint juste une modification des plans : ainsi l’église n’a-t-elle qu’une nef, au lieu des 3 envisagées à l’origine. »

Après ce tour de place, nous allons visiter le musée de la casa Concha, qui va préparer notre visite au Machu Pichu dans 2 jours.

« Cette maison coloniale, remarquable pour ses balcons ouvragés, était, dans les premiers temps de la conquête, la résidence d’un aristocrate, José de Santiago Concha, qui avait bâtie sa maison sur un palais de l’Inca Yupanqui.


Plusieurs éléments d’architecture inca sont encore visibles de même que des fresques coloniales.

Aujourd’hui, la demeure appartient à l’université de Cusco et sert d’écrin, depuis 1911, à une sélection de pièces archéologiques trouvées par Hiram Bingham sur le site du Machu Pichu entre 1911 et 1915.








Ecrans vidéo, maquette géante, documents, mise en scène des activités artisanales, pratique de l’astronomie, techniques agricoles et alimentation, fabrication de la chicha, céramiques, textiles, couteaux, miroirs, bijoux et ossements s’ajoutent aux photos de l’expédition de Bingham et constituent une bonne introduction à la découverte du site. »





                         




Saint Christophe, patron des voyageurs.
 








Une coupure repas avant de nous rendre au monastère St Domingo et au temple du Soleil, dans le même bâtiment.





« Le monastère a été construit sur le plus célèbre lieu de l’Empire Inca, le temple du Soleil ou Coricancha « enclos de l’or » rénové par Pachacutec vers 1463.
 
 Un vrai choc des cultures ! Les archéologues se demandent aujourd’hui qui les incas vénéraient ici. S’agissait-il d’Init le solaire ? De P’unchau, le dieu du Jour ? Du créateur Viracocha ? Des momies des empereurs et de leurs épouses ? Du haut de son promontoire s’élevait ici le temple du Soleil qui surplombait un magnifique ensemble de jardins en terrasse où s’étageaient les temples dédiés aux divinités.



Pour les Incas, Cusco avait la forme d’un puma, animal sacré de  leur cosmologie, avec à sa tête la forteresse de Saqsayhuaman et à la place de son sexe, le temple de Coricancha.

Il faut imaginer la stupéfaction des Espagnols lorsqu’ils découvrirent cet endroit d’une richesse inouïe. D’un coup, leurs rêves d’eldorado se matérialisaient. Tout était en or ou recouvert d’or. Tout fut pillé, fondu et partit en lingots pour l’Espagne ou coula au fond des mers.
Une fois désossé, le Coricancha fut donné à Juan Pizarro qui en fit don aux dominicains, premier ordre établi au Pérou. Une partie des structures fut conservée pour bâtir le monastère, une autre pour édifier l’église.

C’est « grâce » au séisme de 1950, qui a détruit une grande partie des bâtiments coloniaux, que l’on a pu redécouvrir cet imposant vestige considéré comme le plus parfait exemple de l’architecture inca.

Ce que l’on voit ici est un curieux mélange de murs incas et de bâtiments de l’époque hispanique. Les Incas augmentaient la difficulté en taillant des pierres aux formes et angles insensés, auxquelles devaient s’ajuster d’autres pierres aux formes tout aussi compliquées ! Les plus biscornues sont les pierres d’angle et celles encadrant les portes. Destinées à solidifier les structures, elles sont souvent taillées avec des angles à 90°, de façon à se prolonger sur chaque pan de mur. A noter, la fameuse inclinaison inca, s’harmonisant avec la forme trapézoïdale des portes. » 
 




Stef et Jeff ont passé de longs moments à étudier et essayer de comprendre le montage des pierres.


 

 A la fin de la journée, nous retrouvons Vicente pour préparer notre voyage au Machu Pichu.

Encore une journée bien remplie.

 

 

 
 
 

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