jeudi 7 juillet 2016

Dimanche 19 juin.



Bonne fête à tous les papas.


Machu Pichu.

Nous descendons de l’hôtel vers le car qui va nous conduire sur le site archéologique à la nuit noire. Il est 5h 20 et la queue pour prendre le car est déjà impressionnante. Il faut dire que nous devons être redescendus à 13 h pour prendre le dernier train vers Hydro-Electrica à 13h30 !


La piste monte dans les nuages et nous conduit au Machu Pichu.

« Comme Tikal pour les mayas du Guatemala, le Machu Pichu appartient à la famille des grandes cités perdues. Voilà sans contexte le  site précolombien le plus spectaculaire d’Amérique du Sud ! Un lieu tutoyant le vide et les nuages, qui n’a rien perdu de son mystère.

Fut-il une capitale religieuse, résidence d’un empereur ou juste le lieu de culte consacré au Soleil ?

Le dernier refuge des vierges du Soleil ou l’ultime capitale Inca ?

La question n’est toujours pas résolue. Les archéologues sont  en revanche sûrs qu’il ne s’agissait pas d’une forteresse établie pour prévenir une invasion des tribus amazoniennes.


Il semblerait aussi qu’au moment de leur conquête, les espagnols connaissaient l’existence de la cité sans pour autant deviner son importance. Ce qui lui valut un désintérêt, suivi de 3 siècles d’abandon. »



Petite leçon d’histoire :

« Le 9ème empereur inca, Pachacuti Yupanqui, dit Pachacutec, aurait pris le pouvoir en 1438 après sa victoire sur le peuple Chanca. Il serait à l’origine de la construction de la cité du Machu Pichu et de ses avant-postes.


Le Machu Pichu aurait été une cité inca éloignée du pouvoir central, Cusco, comme Versailles était éloigné de Paris.

Un souverain ne vit jamais seul, c’est la raison de la présence d’une cour, d’un village, de dizaines de maisons dont les ruines sont aujourd’hui visibles. Environ 1800 personnes vivaient au Machu Pichu au temps de sa splendeur.

En plus du développement et de l’organisation de la cité (garnisons, greniers,
cultures, aqueduc), les Incas édifièrent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les fortes pluies qui tombent sur la région. Tout s’organisait ici selon la grande trilogie : le soleil, la terre et l’eau.

Pourquoi abandonnèrent-ils la Machu Pichu ?    


L’explication la plus logique serait la crainte de voir la cité tombée aux mains des envahisseurs espagnols.

Les habitants ayant appris la chute de Cusco en 1534 et les méfaits commis par les espagnols, se seraient décidés à quitter leur ville par crainte d’une attaque.

Tentant d’organiser la résistance, Manco Inca  aurait alors trouvé refuge dans la région de Vilcabamba, autre cité inca, 70 km plus à l’est et encore plus inaccessible.
 

Hiram Bingham, un archéologue américain découvrit le Machu Pichu le 24 juillet 1911. S’aidant de ses connaissances et accompagné d’un sergent péruvien, il atteignit le site en majeur partie enseveli sous la végétation mais habité par un couple d’indiens qui cultivaient les terrasses. »

Aucune explication sur le site, Rocio est un guide formidable. Elle nous guide à travers les ruines en nous évitant la foule et ses explications nous sont précieuses.

« Le Machu Pichu se divise en 2 grands secteurs :

·         La ville supérieure : mirador, garnisons, terrasses.

·         La ville inférieure : greniers, temples, centres artisanaux.

Les édifices religieux et les maisons de notable se caractérisent par un assemblage de pierres parfaitement jointes.

Pour les autres maisons, les Incas utilisaient de l’adobe (chaux + pierre + paille) entre les pierres plus petites et grossièrement taillées.

Le murs étaient inclinés vers l’intérieur afin de résister aux tremblements de terre. Ces murs, étonnamment robuste n’étaient recouverts que de toits de joncs et de roseaux. »








Le pont de l'Inca. Sujet au vertige, s'abstenir. 

 
 
 
 

" Bon nombre d'alpagas du Machu Pichu, importés de l'Altiplano à 4000m et plus sont morts à cause de ... l'herbe trop tendre ici, à 2500m
 ! Habitués à croquer de durs épineux, les dents de pauvres lamas se sont déchaussées et ils ont attrapé différents maladies. Seuls quelques-uns ont survécu... mi ils sont devenus omnivores, alors gare aux bananes dans vos sacs ! "





Il est déjà l'heure de quitter ce lieu magique. Nous reprenons le car vers Machu Pichu le pueblo, pour aller récupérer nos sacs, avant de reprendre le train qui va nous ramener à Aguas Calientes.



Après avoir changer de camping, celui qui a gardé nos voitures était vraiment trop sale, nous enfilons nos maillots de bain et descendons vers la rivière en direction des sources chaudes.
" Ce sont des sources sulfureuses. L'eau du grand bassin est la plus chaude 35° et elle s'écoule en permanence."

Un vrai moment de plaisir pour récupérer de la fatigue de ses 2 derniers jours..



Et pour finir en beauté cette superbe journée, un pisco sour pour fêter les papas.

 

 
GPS : 1308'00.6''S / 7235'52.2''W
 
 








1 commentaire:

  1. dure dure pour stephane. il y a une photo qui exprime bien ce qu'il éprouve. gros bisous et à bientôt.

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