samedi 2 juillet 2016

Mercredi 15 juin.


1° au réveil, à 7h30, dans la voiture. Il a fait très froid cette nuit.


Canyon de Colca : «  Ciselé par l’érosion des montagnes, le Colca s’étire sur une centaine de km et sa vallée est considérée comme le 2ème canyon le plus profond du monde 3400 m, après celui de Cotahuasi (3535 m). 2 fois plus profond que le Grand Canyon du Colorado. Il est néanmoins moins impressionnant et ressemble plus à une vallée qu’à une gorge. Une quinzaine de villages occupent ses flancs et ses entrailles.
Des milliers de terrasses agricoles (andennes) s’étagent harmonieusement comme une mosaïque de verdure, jusque dans les sites les plus sauvages et les plus escarpés.


Cet aménagement époustouflant est le résultat du travail inlassable et le génie bâtisseurs des Indiens colluhuas (une civilisation  de 1000 ans antérieure à celle des Incas !) qui y ont construit un réseau d’astucieuses canalisations destinées à capter l’eau de fonte des neiges éternelles pour irriguer les vergers et les champs de maïs, de quinoa, de blé ou d’orge. » 

 

Le mirador de la croix des condors est le point de vue le plus célèbre du canyon.
 


Nous passons 2 bonnes heures à observer le ballet des condors.  « On reconnaît le condor royal à son anneau de plumes blanches autour du cou. Il apprécie particulièrement les thermiques (courants d’air chaud) qui circulent à cet endroit le matin.

Vol majestueux, rémiges déployés, art de jouer avec le vent. On ne s’en lasse pas. Encore un nombre impressionnant de photos à trier ce soir.

La nuit, les pumas chassent dans le canyon et laissent les carcasses de leurs proies dont se régalent les condors au matin, entre 7h30 et 9h30, après ils disparaissent.
(Une Parenthèse musicale s’impose :
«  El condor pasa… Qui n’a pas en tête la musique de la célèbre chanson de Simon et Garfunkel ?

Elle était la chanson péruvienne la plus célèbre, composée en 1913 lorsqu’elle fut présentée à Paris par le groupe Los Incas en 1960, avant d’être reprise par Marie Laforêt puis par le duo américain en 1970 avec des paroles différentes, mais sur la même mélodie.
Au Pérou, elle a été élevée au rang de patrimoine culturel de la nation en 2004. »)
 
 


Puis nous reprenons la route à 10h30, il fait maintenant 20,5° ! Stef fait une cueillette de figues de Barbarie en pensant à ses parents et à l'Italie.






Nous passons une journée sur les hauts plateaux du Pérou entre 4300  m et 4800 m.


 
Paysages grandioses et lumière magnifique sous des cieux lumineux.
 




 
 


17h, nous nous arrêtons et montons le bivouac au milieu de la montagne. A peine  installés, un gardien d’alpacas nous demande de partir, nous dit que nous ne pouvons pas dormir ici au milieu des pâturages.

Nous ne voulons pas d’ennui, nous replions nos toits et reprenons la route, à la nuit noire.
Impossible de retrouver un endroit dans le noir, dans cette région de mines et de montagnes encaissées.

En traversant les villages, nous nous arrêterons dans plusieurs stations-service qui ne veulent pas de nous. A 20 h30, nous trouvions enfin une station à El Descanso (un nom prédestiné !) qui accepte notre bivouac. Ouf !
C'est la première fois que nous ne trouvons pas de lieu pour dormir depuis notre départ.
GPS : 1432’34.8’’S  /  7118’04.8’’W                    ALT : 3961 m  Il fait 3,5°
 




 

















 
 

















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