jeudi 14 juillet 2016

Dimanche 26 juin.

Nazca /  Lima.

Ce matin, le départ est décalé. Hier soir Jeff s’est rendu compte qu’il avait perdu ses papiers de voiture. Impossible d’embarquer  Raph dans le container sans.
Donc un passage par la gendarmerie pour déclarer la perte et avoir une déclaration s’impose.

Nous en profitons pour trier et ranger ce qui va rester dans la Fargounette et ce qui va prendre l’avion.

Nous prenons donc la route vers 10 heures et prenons le temps de nous arrêter voir quelques lignes du haut d’un mirador. Les quelques figures visibles ne nous permettent pas de nous faire une opinion. Hélas nous ne pouvons prendre le temps de les survoler en avion. Un bateau attend nos voitures.


Quelques infos quand même :

« Avant leur découverte officielle, les géoglyphes des pampas de Nazca, une des zones les plus sèches du monde, étaient connus par les habitants locaux et par les voyageurs. A l’époque coloniale, ils étaient désignés comme les « chemins incas » ou les « traits de nazca ».

Mais c’est à partir de 1926, lorsque Toribio Mejia Xesope y fit diverses recherches archéologiques reliées à la culture Paracas, que l’on s’intéressa davantage à elles.

En 1939, le chercheur nord-américain Paul Kosok survola les pampas de Nazca et commença à les étudier.

En 1946, la mathématicienne Maria Reiche le rejoignit, puis consacra le reste de sa vie à mesurer les figures, à les étudier et à les conserver.

Les figures et les lignes se trouvent sur une large zone plate connue comme la plaine de « San José » entre les villes de Nazca et de Palpa.

Les géoglyphes furent dessinés en traçant des sillons entre 20cm et 1 mètre de profondeur ou en retirant les pierres de la superficie, puis en les plaçant sur les bords des traits qui forment les figures.

Si elles sont si bien conservées, c’est grâce aux caractéristiques géologiques et climatologiques exceptionnelles de cette région, marquée par une absence quasi totale de précipitations, de vents et de sable.

Les théories sur le sens des lignes sont diverses, mais jusqu’à présent aucune explication n’est convaincante chez les chercheurs.

En attendant, elles font partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994. »



Puis en direction de Lima, traversée du désert entrecoupée d’oasis d’arbres fruitiers ! Montagnes pelées  puis désert de sable sur des km. Nous sommes su la panaméricaine sud avec de temps en temps une maison au milieu de rien !

Surprenant ce paysage au Pérou. J’avais dû rater des cours de géographie !



Du sable et des dunes. Manque les chameaux pour se croire dans certaines régions du Maroc. Et des centaines de petites  maisons en constructions sur le bord des routes. 4 murs, une porte en fer, qui attendent Qui ? Quoi ?

Des centaines de km sans un brin d’herbe, sans un arbre et pour parfaire cette désolation,  le brouillard. Vous l’aurez compris, ça ne me fait pas rêver !

Et d’un seul coup, comme par miracle des champs de maraîchages à perte de vue !

Le brouillard s’épaissit… Adieu le beau ciel bleu qui nous accompagnait depuis 5 mois, exception faite des 3 semaines passées à de Tucuman.


                                                                      Encore de courageux cyclistes !

Nous arrivons à Lima à 17 heures où David le contact de Jeff, nous récupère sur l’autoroute.

Après avoir manqué d’être coupé en 2 par un car, nous quittons l’autoroute sans regret. Klaxons à tout va et vitesse excessive. On se croirait en Italie dans les années 70. Stef n’est pas d’accord, les italiens roulaient vite mais ne faisaient pas n’importe quoi… Hem, hem…

Installation à l’hôtel Inkawasi dans le quartier de Miraflores.

GPS -12.120553 / -77.041628

 

 
 
 

Samedi 25 juin.


Aujourd’hui, lever 5h45, grosse journée de route pour atteindre Nazca.




A la sortie de Cusco.


599km, en France ce ne serait pas si long mais ici le temps ne se compte pas en km / h mais en routes « aborudo » ou non. On peut mettre une 1/2 heure pour faire 30 km ou 2 heures !
 

Toutes les photos aujourd'hui sont prises de la voiture. Pas le temps de s'arrêter, les chauffeurs ne veulent pas qu'on traîne !
 
Sur la route :
A gauche
 
 
                       à droite

 
 et au milieu.
 
 
Chargées les voitures, Non !
 


Des paysages, dans l'ordre :
 

 

 
 

 

 
 
 
Nous arriverons à Nazca à 20h45. Il fait 15,5°

Camping GPS -14.850866 / -74.958657                       Alt : 560 m

mercredi 13 juillet 2016

Vendredi 24 juin.


Petit déjeuner chez Vicente et Carmen avant d’aller assister à la fête de l’Inti Raymi.

«  La fête du soleil se déroule le jour du solstice d’hiver. Les Incas, adorateurs du Soleil, effectuaient alors de grandes incantations pour qu’il revienne plus près de notre planète.
Interdite par les Espagnols, qui lui
 
substituèrent la fête de la Saint Jean, la cérémonie ressuscitée en 1940, a pris une ampleur étonnante.

A l’époque inca, la nuit précédente, on éteignait tous les feux dans l’Empire et une foule silencieuse défilait avec l’Inca sur la place centrale, jusqu’à la réapparition du Soleil.

Le souverain et ses parents, pieds nus, accueillaient l’astre du jour et partageaient rituellement la chicha*. Tout le monde se dirigeait ensuite au Coricancha pour rendre hommage à Inti, avant de revenir sur l’esplanade pour le grand sacrifice du bétail. Ce sont les chroniques de Garcilaso de la Vega qui ont permis de reconstituer ainsi les évènements.



La procession moderne commence à Cusco à 8 h, au Coricancha.




Elle se poursuit sur la plaza de Armas où se réunissent toutes les corporations de la ville.







Le président assiste aux festivités.




L'arrivée de l'Ina et de sa femme sous les applaudissements de la foule.



 
 



Ensuite direction Sacsayhuaman, en début d’après-midi pour la cérémonie proprement dite. Elle est très lente et en quechua. Bon nombre de gestes symboliques et paraboles restent mystérieuses.

Malgré cela, l’Inti Raymi attire des milliers d’Indiens des environs. Les costumes des danseurs, le nombre d’acteurs, la ferveur populaire en font une des fêtes les plus importantes du Nouveau Monde. »


 
Nous nous contentons de suivre les défilés du  Coricancha à la plaza de Armas, comme beaucoup d’indiens. Très peu d’entre eux ont les moyens financiers de payer une place sur les gradins de Sacsayhuaman à 120 dollars. La plupart des spectateurs de la cérémonie avec sacrifice d’un lama, sont des étrangers, des dignitaires et des Indiens aisés.

 
*  " La Chicha : un rafraichissement préparé à base d'eau de cuisson de maïs violet, que l'on a fait bouillir avec de la peau d'ananas et de la cannelle. On sert chaud ou on laisse refroidir, sans omettre d'ajouter du sucre. "












Nous profitons de  l’après-midi pour arpenter des quartiers de la ville que nous n’avons pas encore vu et nous rejoignons la maison de Carmen et Vicente pour notre dernière nuit à Cusco.